Un roman-Dragibus : « La Chambre des merveilles »

par | Mar 3, 2021 | LECTURE INSPIRANTE | 4 commentaires

Une fois n’est pas coutume, je te présente aujourd’hui un ouvrage rédigé par un homme…

… Qui semble avoir une sensibilité toute féminine 😊

Si tu es adepte d’histoires hyper-réalistes, de grande littérature, et/ou de thrillers psychologiques, passe ton chemin !

Ou découvre mes autres lectures inspirantes : Certaines pourront, à coup sûr, faire ton bonheur.

 

Car la lecture inspirante du mois est un sachet de bonbons multicolores, une explosion de teintes.

Un roman-Dragibus.

A l’image de la couverture.

 

 

 

Rose-licorne-à paillettes.

Mauve/Fuchsia.

Régressif.

Ca dégouline de bons sentiments.

Bref, c’est très sucré !

Mais, maintenant, tu le sais.

Et si tu dépasses ce côté guimauve, tu découvriras un très chouette bouquin « feel-good », une lecture rafraîchissante à t’offrir, au soleil une après-midi d’avril ♥

 

 

Le livre commence par l’accident de skate d’un gamin de 12 ans alors que sa mère, Thelma, quadragénaire carriériste, est pendue au téléphone pour son boulot, un samedi, sur une grande artère parisienne. La collision de Louis avec un camion le plonge dans un profond coma. Il risque d’être débranché un mois plus tard si aucune amélioration n’est visible.

Dans la chambre de son fils, Thelma découvre le « carnet des merveilles » de Louis. En d’autres mots, la liste des expériences qu’il aimerait vivre avant de mourir :

« C’est un peu comme une liste de rêves, sauf que pas vraiment puisque je n’y ai mis que des choses qui me semblent réalisables ».

Louis cloué sur son lit d’hôpital, c’est Thelma qui vivra ses « merveilles » par procuration, et lui en fera le compte-rendu filmé, dans l’espoir de lui insuffler l’envie de se réveiller.

 

Alors même que le sujet n’est pas des plus réjouissants, c’est cocasse et décalé. On se prend au jeu en suivant cette maman-business-woman pleine de bonne volonté, mais qui, au contact des passions et intérêts de son ado, en voit des vertes et des pas mures. Il y a aussi des passages profondément touchants et tendrement émouvants.

 

 

En relevant les défis de son fils, Thelma apprend au passage quelques jolies leçons de vie :

  1. Revenir à l’essentiel en choisissant ses priorités

Le drame qui touche cette mère lui fait prendre conscience que son job occupe toute la place dans son existence, au détriment de sa vie personnelle et familiale. l’accident remet aussi en question la notion-même d’urgence :

Quand j’y pense désormais, quand j’entends quelqu’un prononcer le mot « urgence », cela a une tout autre connotation. Plus jamais je n’utiliserai un tel terme pour parler d’une présentation qui doit être bouclée, d’un test consommateurs qui doit être lancé, d’un flacon dont le design doit être validé. De quelle urgence parle-t-on au juste ? Qui est en danger de mort ?

Une ancienne collègue (et toujours amie ♥) disait de notre job dans l’aide à l’emploi « On n’est pas des brancardiers ». Et je trouve cela tellement vrai : si tu prends quelques minutes pour observer tes « urgences », tu t’apercevras que la plupart sont très relatives…

J’aime aussi beaucoup le passage sur les gens qui vivent :

Le buffet en bois massif était chargé de bibelots poussiéreux, mais personne ne pouvait en vouloir aux habitants des lieux. Le visiteur comprenait au premier regard qu’ici, ils avaient bien mieux à faire que la poussière. Ils avaient à vivre. Ici tout était furieusement vivant. 

2.       Lâcher la perfection pour « faire de son mieux »

Plutôt que de viser un inatteignable graal en ruminant sa frustration, cet ouvrage nous invite à mettre tout ce qui est en notre pouvoir pour faire au mieux quotidiennement. Il nous impulse aussi à quitter la binarité du « c’est bien » / « c’est mal », au profit de 50 nuances de « fais comme tu peux/veux ».

Tu n’es pas une mère parfaite, tu n’es pas une femme parfaite, tu n’es pas une fille parfaite … Mais tu fais de ton mieux au moment où tu vis les choses. Chacun se débrouille comme il le peux et il n’y a pas d’un côté les mères parfaites et de l’autre les connasses.

3.    Se mettre en mouvement, même à petits pas

Une fois le carnet des merveilles de son fils ouvert, Thelma ne se pose plus de questions : elle fait. Et parfois, elle se sent ridicule, nulle, triste, pas à sa place. Mais, elle continue. Ce qui compte, ce n’est pas le résultat, c’est qui on devient en chemin. Et même Louis s’y met :

« Je suis sûr que c’est bon pour moi de me remuer en toute immobilité »

4.    Oser l’optimisme

Mélange de joie, d’espoir et de complicité, il est omniprésent dans ce livre.

Même dans les moments les plus sombres brille une invincible flamme :

« J’attendais l’aube depuis l’accident de Louis, mais je me rendais compte que je devais continuer à avancer dans la nuit, qu’il était toujours possible de se frayer un chemin, quelle que soit l’épaisseur de l’obscurité.

5.   S’énergiser auprès de ses proches

Parfois, quand on ne va pas bien, on hésite à « embêter les proches avec ça ».

C’est oublier la puissance de l’entourage, leur chaleur, leur solidarité, et c’est risquer de passer à côté d’un autre point de vue, parfois très éclairant…

J’avais réappris au cours de cette histoire la puissance de l’entourage, de ceux que l’on appelle les proches et dont on s’éloigne trop souvent, trop vite. Sentiraient-ils eux aussi ce que je ressentais à cet instant précis ? Cet étrange, ce minuscule bonheur qui pointait le bout de son nez au beau milieu de cette chambre impersonnelle et froide ?

Précisons toutefois que, si tu sais pertinemment que parler à ton entourage d’un sujet touchy, c’est tendre le bâton pour te faire battre, le jeu n’en vaut peut-être pas la chandelle…

6.   Vivre la vie qui te va!

Ces défis, plus hallucinants les uns que les autres, vont permettre à Thelma de renouer le lien filial avec sa mère en s’éclatant (telles des Thelma et Louise modernes, en moins tragique), de découvrir l’amour, et l’amitié vraie, et de vivre ses propres « merveilles ». Là est l’important. Là réside la beauté de cette « Chambre des merveilles ».

 

Et toi, c’est quoi tes « merveilles » à toi ? 
N’hésite pas à les partager ci-dessous ♥

 

La Chambre des Merveilles, Julien SANDREL – Ed° Le Livre de Poche, Paris, 2018.

4 Commentaires

  1. Juliana

    Merci Aurore pour ce partage sur ce magnifique livre !! Je l’ai dévoré en 3 jours car une fois ouvert, on ne peut plus s’arrêter avant la fin !!

    Réponse
    • Aurore

      Merci Juliana pour votre commentaire… qui donne envie de l’ouvrir, la porte de la « Chambre des merveilles » ♥

      Réponse
  2. Michelle Robert

    Bonjour Aurore,
    J’adore cet auteur. J’ai adoré La chambre des merveilles et aussi La vie qui m’attendait. Quand on commence la lecture, on a difficile de lâcher notre lecture

    Réponse
    • Aurore

      Merci Michelle pour ton commentaire. C’est vrai que c’est un super auteur … qui semble avoir très bien cerné la psychologie féminine. On aime!
      Et, merci à toi pour ta fidélité à Tell me more ♥

      Réponse

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Aurore

Aurore

Je m’appelle Aurore et je suis coach d’épanouissement pour femmes à Huy.

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