« Et si on lâchait prise? »

Par Aurore JACOBS – Tell me more… – Coach de vie & formatrice

Article rédigé pour la plateforme CAMP

« L’avenir n’est pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire »

Henri BERGSON

Depuis quelques jours – j’ai arrêté de compter – je suis confinée avec mon petit garçon de trois ans, mon conjoint étant réquisitionné à l’hôpital.

J’adore mon fils.

Mais je déteste jouer.

Je connais les vertus du jeu.

Mais j’ai toujours « plus important » à faire.

Par trois fois, Julian m’a demandé de m’asseoir à sa dinette, par trois fois, je lui ai répondu : « Attends ! »

J’ai finalement cédé, et savoure, le téléphone à la main, la délicieuse carotte en plastique qu’il me tend.

Mais, mes pensées, elles,  sont ailleurs :

  • Au linge mouillé qui attend d’être étendu ;
  • A la vaisselle qui s’accumule dans l’évier ;
  • Au sol qui aurait bien besoin d’un coup d’aspirateur ;
  • A mon activité professionnelle, qui, bien qu’en stand-by par la force des choses, m’appelle à être « au taquet » de chaque innovation et « bonne idée » qui pourrait aider les gens à se sentir mieux en cette période troublée et après.

– « Maman, maman !

– Euh, oui ?

– Je prends ton téléphone et te le mets là…

– Pourquoi ?

– Pour que tu joues toute entière avec moi ! »

  • Comme quoi, la vérité sort vraiment de la bouche des enfants !
  • Comme quoi, ce sont souvent les cordonniers les plus mal chaussés !

Je me souviens alors de cet atelier sur le lâcher-prise que j’ai animé fin 2019, où j’avais cité l’empereur romain, Marc Aurèle :

« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être, mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

  • C’est la base du lâcher-prise

Le lâcher prise commence avant tout par une décision : celle d’être dans l’acceptation totale des choses qui se présentent à nous et sur lesquelles on n’a pas de prise. Et c’est à partir d’un état d’esprit serein que l’on peut se mettre en marche pour changer ce qui peut l’être.

On peut rager et pester sur ce que le COVID-19 nous oblige à vivre.

Mais on n’en tirera rien de constructif. Juste des frictions familiales. Voire des  violences. Comme en France, où, après deux jours de confinement, le numéro d’urgence de l’Aide à l’Enfance en Danger était déjà saturé.

Alors, j’ai lâché mon téléphone.

Et nous sommes allés au jardin.

  • Et oui, Julian est tombé dans l’herbe quelques fois, à force de courir comme un petit fou.
  • Et oui, il a écrasé entre ses doigts la coquille d’un innocent escargot. Et l’hypersensible que je suis s’est retenue de crier au génocide.
  • Et oui, j’ai dû m’énerver une fois ou deux.

Mais surtout, nous avons tellement ri !

Et j’ai pu mesurer l’importance du lâcher prise quand il a saisi ma main, me demandant tout sourire : « Et demain, ce sera comme aujourd’hui ? »

Et franchement, j’ai été incapable de lui répondre…

… Et ça n’avait aucune importance !

Je vous invite, de votre côté, à tirer le meilleur de ce que cette crise nous offre à vivre :

C’est l’occasion de lever le nez du guidon (ou de son nombril, au choix) pour expérimenter pleinement le moment présent, qu’il nous plaise ou non. C’est le seul qu’il nous soit donné  face à des lendemains incertains.

Voici pour terminer quelques Fleurs de Bach qui peuvent vous soutenir pendant le confinement.

Vous les trouverez en pharmacie ou pouvez me contacter. Je vous les ferai parvenir avec leur mode d’emploi dans les plus strictes normes d’hygiène.

https://www.tellmemore-coaching.be/wp-content/uploads/2020/02/1545854925.jpg
  • Cherry Plum (Prunier Myrobolant) : Cette Fleur de l’apaisement rassurera les parents qui ont peur de perdre le contrôle, en leur redonnant la maîtrise d’eux-mêmes.
  • Impatiens : La situation actuelle vous semble durer une éternité et vous n’avez qu’une envie : qu’elle finisse !L’Impatience  calmera votre irritabilité et vous mènera à plus de  patience.
  • Mimulus vous aidera à dépasser les peurs aux contours précis liées au COVID-19 (peur de l’avenir, de la maladie, du manque d’hygiène, de la mort,…)
  • Le Rescue : Concentré de sérénité pour les peurs passagères comme pour les stress récurrents. C’est le seul remède qui soit composé.
  • Sweet Chestnut : Vous vous sentez abattus face à la crise actuelle et ne voyez pas d’issue ? Le Châtaigner vous aidera à lâcher prise pour permettre à quelque chose d’inattendu d’émerger (« la lumière au bout du tunnel ») et retrouver un sentiment de soutien intérieur.
  • Walnut : Fleur de l’adaptation et de la renaissance, le Noyer sera utile à ceux qui sont hypersensibles aux mutations actuelles.

Bon week-end !

Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez !

Si cet article vous a plu, vous pouvez me retrouver :

www.tellmemore-coaching.be

FB: Tell me more – Coaching

aj@tellmemore-coaching.be

0032/460/97.03.57

Mieux gérer son temps

Mieux gérer son temps

Peu de temps après la naissance de mon fils, Julian, j’ai un jour demandé à mon compagnon de le garder 5 minutes pendant que je descendais chercher quelque chose.

En chemin, j’ai rencontré des miettes de pain sur la table de la cuisine, des assiettes sales oubliées dans l’évier, un sac de change qui manquait de langes, une dinette qui cherchait sa banane, un chien et deux chats affamés, une entrée maculée de boue, une lessive pas encore étendue,…

Bref, je suis remontée 30 minutes plus tard (et je ne me souviens plus si j’avais en main ce pourquoi j’étais descendue …).

Mon homme-bof-ravi m’a lancé : « t’étais pas censée descendre 5 minutes ??! »

Et moi, j’étais super énervée, avec le sentiment d’avoir déjà une journée dans les pattes…

Cette situation vous parle ? Vous avez un sentiment de déjà vu ?

Ouf ! Je ne suis pas la seule !!!

L’idée, ici, n’est pas de parler de charge mentale.

Par contre, j’en parlais dans ma newsletter de Mai.

J’ai envie de vous partager quelques astuces pour ne plus vivre la situation décrite ci-dessus :

Quand vous établissez un planning, tenez-vous-y un maximum. Et si vous devez reporter des tâches, planifiez -les à nouveau rapidement.

Soyez réaliste dans votre « TO-DO-LIST » ; l’idéal étant d’estimer approximativement la durée de chaque tâche. Si vous avez tendance à manquer de temps (par souci de perfection, parce que vous vous éparpillez,…), mettez une alarme 15 minutes avant l’échéance : cela vous permettra de rectifier le tir pour finir dans les temps sans vous mettre en retard pour la tâche suivante.

Si, justement, vous avez tendance à vous éparpiller, anticipez ! Analysez au préalable tout ce qui pourrait vous faire dévier de votre objectif (Cfr. les exemples ci-dessus), et prévoyez un moment dans votre agenda pour les traiter : cela vous rassurera et vous permettra d’être 100% focalisé(e) sur la tâche qui vous occupe.

Autant que faire se peut, partagez votre planning : établissez un calendrier familial. Listez les tâches afférentes au foyer (vous pouvez demander de l’aide à votre homme et vos enfants), puis, consacrez une soirée à déterminer qui fait quoi. Là encore, cela peut se faire de manière ludique… et pour les tâches laissées pour compte, pile-ou-face ou la courte paille peuvent se révéler utiles.

Attention ! Une fois que chaque tâche est attribuée, jouez le jeu ! Et tant pis si Bubulle le poisson-rouge nage au radar dans son bocal : si vous n’êtes pas en charge du nettoyage de l’aquarium, passez votre chemin !

Enfin, cela peut sembler beaucoup de paperasse, mais, en plus de la traditionnelle « TO-DO-LIST », créez-vous une « DONE-LIST » quotidienne : celle-ci vous donnera une vision claire du travail que vous avez accompli. C’est bon pour l’égo ! Et si toute la famille fait pareil, cela permettra aussi de réévaluer de temps à autre si la charge de travail de chacun est équitable.

En espérant que ces petits conseils-coach vous aideront dans votre organisation, mais surtout, vous dégageront du temps pour LA VIE !!!…

Vos remarques, suggestions, commentaires… sont les bienvenus !

-> aj@tellememore-coaching.be

-> FB : Tell me more – Coaching